La suppression de la taxe sur l’habitation n’a-t-elle que des effets positifs ?

Il y a quelques mois de cela qu’Emmanuel Macron décidât de supprimer la taxe sur l’habitation. Une mesure dont le coût a été évalué à pas moins d’une dizaine de milliards d’euros. Pourtant, si la mise en œuvre de cette mesure a permis à Emmanuel Macron d’être élu Président, dans les faits, son application demeure délicate et complexe. Retour sur l’évolution de l’histoire de cette taxe.

Une grogne qui monte

À l’heure actuelle, il est vrai que le contribuable est fort mécontent de la fiscalité verte, mais on constate que la taxe d’habitation est en passe de devenir le prochain sujet de mécontentement fiscal. En effet, depuis un certain temps, la grogne populaire est en train de s’intensifier à propos de l’impôt sur l’habitation, malgré le fait que le gouvernement ait décidé que cet impôt serait réduit de 30 % dès le prochain automne. Le gouvernement a également envisagé la suppression de cette taxe d’ici l’année 2020.

Le mois dernier, les contribuables ont vivement exprimé leurs mécontentements après la réception de leurs fiches d’impôt sur l’habitation. L’origine de leur colère ? Une augmentation qui, bien que légère, ne fait guère plaisir. En plus, cette hausse aurait été provoquée par des élus locaux. Il ne faudra pas attendre longtemps pour voir le gouvernement réagir à travers la condamnation de cette hausse. Les sympathisants macronistes créèrent alors le hashtag « balance ton Maire ». Un incident qui illustre à quel point cette mesure peut vite influencer l’augmentation du mécontentement de la part de l’opinion publique.

Si cette mesure avait d’abord été bien accueillie, elle est vite devenue une épine dans les pieds des Macronistes. D’ailleurs, lors de la période hivernale 2016-2017, elle a permis aux opposants d’argumenter sur les faiblesses de la mesure. Macron est alors très vite décrié et présenté comme un homme politique sans réel programme d’action. Certains de ses opposants n’hésitent d’ailleurs pas, à ce propos, à le comparer avec son prédécesseur : François Hollande.

Qu’en est-il de l’équité fiscale ?

Face aux critiques, le pouvoir se devait de réagir. C’est ainsi que l’expert économiste Jean Pisanni-Ferry est appelé en Janvier 2017 en renfort pour tenter de sauver les meubles. Sa mission ? Transformer cette mesure fâcheuse en vrai programme économique censée apaiser le contribuable. Mais la suite ne concorde guère avec la stratégie. En effet, lors de la conférence du parti (ayant eu lieu dans l’arrondissement 15 de la capitale), la mesure de la taxe d’habitation n’est aucunement mentionnée par les conférenciers. Ensuite, une dizaine de jours plus tard, force est de constater qu’Emmanuel Macron, lui-même, n’ose la mentionner dans l’entretien qu’il accorde au journal « Échos ».

Il faudra attendre le 24 Février pour entendre Emmanuel Macron annoncer sur la chaine BFM TV qu’il compte carrément procéder à une exonération de 80 % des ménages s’acquittant de cet impôt. L’argument qu’il énonce alors est celui de l’équité sur un plan fiscal. Une équité qui va permettre de ne pas faire baisser le pouvoir d’achat des ménages.

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